Le chef de la diplomatie égyptienne Sameh Choucri a effectué un appel téléphonique avec le ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Luigi Di Maio, dans le cadre des concertations continues entre l’Egypte et l’Italie autour de la situation en Libye, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ahmed Hafez.
L’entretien téléphonique a porté sur les derniers développements en Libye. Les deux chefs de la diplomatie ont affirmé l’importance d’intensifier les efforts de restauration de la sécurité et de la stabilité sur le sol libyen, tout en rejetant catégoriquement les interventions militaires étrangères, dont les conséquences seraient d’enrayer le processus politique.
Rappelons que le ministre égyptien des Affaires étrangères avait eu un contact téléphonique, mardi dernier, avec son homologue russe Sergueï Lavrov, toujours dans le même contexte de la crise libyenne.
MM. Choucri et Lavrov avaient échangé les points de vue autour de la crise libyenne, notamment suite à la signature d’un accord entre le régime turc et le gouvernement d’entente nationale de Fayez Al-Sarraj. La crise libyenne a également fait l’objet d’un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie et le conseiller allemand à la sécurité nationale et l’émissaire des Nations Unies pour la Libye.
Dans le même contexte, côté libyen, les forces des rassemblements nationaux libyens ont affirmé, dans un communiqué, que la menace de faire débarquer des troupes turques sur le territoire libyen est une violation de la souveraineté d’un pays indépendant. Selon ledit communiqué adressé au Secrétaire général de l’ONU, aux chefs des missions des pays membres du Conseil de sécurité, aux membres de l’Union européenne, au Secrétaire général de la Ligue Arabe, au Président de l’Union Africaine et au Secrétaire général de l’Union du Maghreb arabe (UMA), les forces des rassemblements ont martelé que cette question constitue une menace dangereuse à la paix et à la sécurité internationales vu ses répercussions sur la région de la Méditerranée et l’Afrique du Nord.
Les forces ont dénoncé les menaces d’Erdogan et ses intentions d’envoyer des troupes militaires turques sur le territoire libyen, et ce en violation flagrante de la Charte de l’ONU et du droit international. Elles ont réclamé l’adoption de mesures juridiques urgentes pour empêcher l’intervention militaire turque en Libye, protéger les civils libyens contre toute agression turque et retirer la légitimité au gouvernement d’Al-Sarraj.